Résumé. Le 11 mai 2026, à Nairobi, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a confirmé l’intention de la République gabonaise de souscrire à l’augmentation de capital de 500 M€ d’Eramet, soumise au vote des actionnaires le 27 mai. Plusieurs sources sectorielles évoquent une enveloppe gabonaise de l’ordre de 200 M€, pour une participation cible d’environ 5 % du capital. Cet article documente d’abord la dégradation financière exceptionnelle d’Eramet en 2025 (EBITDA ajusté en baisse de 54 %, perte nette consolidée de 477 M€, dette nette portée à 1 935 M€, gearing à 129 %), puis quantifie le rôle absolument central de la filiale gabonaise Comilog dans l’économie du groupe (58 % du chiffre d’affaires ajusté, 96 % de l’EBITDA ajusté hors holding). Il met enfin en regard le coût d’opportunité pour le Trésor gabonais dans un contexte de dette publique supérieure à 80 % du PIB, de besoins budgétaires criants et d’un déficit projeté au-delà de 5 % du PIB par la Banque mondiale.Conclusion analytique. L’entrée du Gabon au capital d’Eramet, telle qu’envisagée à hauteur de 200 M€, ne se justifie ni par le rendement attendu, ni par la souveraineté qu’elle est censée procurer, ni par l’allocation optimale de fonds publics rares. Le Gabon contrôle déjà la rente. Il n’a pas besoin de payer pour la louer une seconde fois.
L’article complet est disponible sur le lien suivant : https://africagrowthbrief.com/wp-content/uploads/2026/06/Article_Eramet_Gabon.pdf
Laisser un commentaire