L’Afrique a-t-elle vraiment besoin de choisir entre l’aide et l’investissement ?
Résumé. La formule présidentielle, prononcée à plusieurs reprises depuis le discours de Ouagadougou (novembre 2017) et reprise au Sommet de Nice (juin 2025), s’inscrit aujourd’hui dans un retournement historique : selon les données préliminaires publiées par l’OCDE le 9 avril 2026, l’aide publique au développement mondiale a chuté à 174,3 milliards USD en 2025 (–23,1 % en termes réels, contraction la plus sévère jamais enregistrée), et l’APD bilatérale du CAD à l’Afrique a reculé de 23,9 % à 29,0 milliards USD. Dans le même temps, les investissements directs étrangers en Afrique sont retombés à environ 59 milliards USD en 2025 (–37 % vs 2024) selon la CNUCED (Global Investment Trends Monitor, janvier 2026). Je soutiens que la formule reste analytiquement fragile à trois titres : elle ignore le premier flux financier extérieur du continent — les transferts de la diaspora (685 Md USD globalement vers les PRFI en 2024, projetés à 690 Md USD en 2025) ; elle occulte les sorties illicites de capitaux (88,6 Md USD/an selon la CNUCED) ; et elle confond instruments substituables alors qu’ils sont complémentaires. Le vrai débat n’est pas binaire ; il est architectural — et il devient urgent à mesure que les deux flux opposés par Macron reculent simultanément.
L’article complet est disponible sur le lien suivant : https://africagrowthbrief.com/wp-content/uploads/2026/06/Reaction_Pr-Macron_afrique.pdf
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